Dimanche 5 juillet 2009

 

Comme vous le savez probablement, notre Comité d’Histoire Locale s’intéresse notamment à l’identification des photos de classes de toutes nos écoles jupilloises.

Ces écoles sont nombreuses et notre présidente les classe avec une grande méticulosité dans diverses fardes, une par établissement scolaire.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je ne crois pas me tromper en disant que ladite collection compte plus de 1000 photos. Elles sont de différentes époques et bien sûr de différentes écoles.

Ce n’est pas toujours évident d’identifier tous ces enfants, grands ou petits, les enseignants ou enseignantes.

Il nous est quelquefois plus facile d’identifier l’école, car leur implantation est plus facilement détectable. Il s’agit principalement des écoles suivantes :

Maternelles et/ou Primaires :

1. l’ancienne école du thier Dame Ide,

2. l’ancienne école de la rue Chafnay (sise à côté de l’ancienne maison communale),

3. l’ancienne petite école (uniquement maternelle) de la rue de Visé,

4. l’ancienne école Saint-Pierre Fourier (filles),

5. l’ancienne école Saint-Amand (garçons),

6. les écoles Saint Pierre Fourier + Saint Amand jumelées,

7. l’école de Derrière-la-Ville,

8. l’ancienne école Ferrer,

9. l’école des Bruyères.

Humanités :

10. l’Institut Notre-Dame de Jupille,

11. l’Athénée Charlemagne.

Spéciale :

 Les Acacias.

 

Alors nous avons une petite énigme à vous soumettre. Il s’agit d’une photo de classe que notre Comité ne parvient pas à identifier. Nous cherchons donc de l’aide parmi nos visiteurs.

 

Voici la photo en question.

 

 

 

Voici les questions que nous nous posons :

Est-ce bien une école de Jupille ?

On nous dit que c’est à l’école de Derrière-la-Ville, mais nous ne reconnaissons pas le bâtiment de la dite école.

Ne serait-ce point à la petite école de la rue de Visé, qui fonctionna encore en 1980.

L’enseignante que l’on voit sur la photo, est-ce Madame Scoville ?

Quel est le nom des enfants qui sont sur cette photo ?

Y en a-t-il qui habitent encore Jupille ?

 

Si vous avez réponse à une où à plusieurs de ces questions, vous pouvez contacter notre présidente Madame Ida Detilleux, soit par mail (ida.detilleux@cybernet.be) soit par téléphone au numéro 04/362.77.56.  En cas d'absence de notre présidente vous pouvez me téléphoner au numéro 04/362.54.18 ou me contacter par mail à l'adresse suivante : alfred.jamin@gmail.com

Nous vous en remercions d’avance.

 

 

Par CHLJ
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Dimanche 17 mai 2009

La chapelle du Cascogni (châtaignier) est située au fond de la place de Meuse.  Cette chapelle, que la génération actuelle croit très ancienne à cause de son délabrement, ce qui lui donne un certain cachet de vétusté, ne date cependant que de la première moitié du 19ème siècle.

 

Dans les archives communales, il existe une pétition des habitants de Jupille, demandant son érection.  Elle fut accordée par arrêté du collège le 14 août 1849.
En voici d'ailleurs le texte :
"Au conseil communale de Jupille,"
"Messieurs"
"Depuis déjà longtemps une épidémie meurtrière exerce des ravages sur les habitants de la rue de Meuse.
Dans l'espoir d'obtenir un soulagement des souffrances qui nous accablent : Nous, soussignés, sommes dans l'intention d'ériger, près de la maison Defrère, sous l'arbre qui s'y trouve, une petite chapelle de cinq pieds de largeur sur trois pieds de profondeur et de la dédier à saint Roch.

Nous avons l'espoir, Messieurs, que vous voudrez bien nous donner l'autorisation nécessaire pour faire cette construction ."

" Jupille, le 10 août 1849"

"Je soussigné : Abry Dieudonné pour sa mère, Jean Abry, Jean Dechêne, Jean Gilles Ledent, Thomas Abry, je soussigné pour ma mère, Catherine Dejardin, Poissenger François, Hubert Thonnard, Philippe Frédéric, François Frédéric, Jacques Demoulin.

Cette chapelle fut donc construite en 1850, pour conjurer l'épidémie de choléra qui sévissait dans la localité.  Les gens étaient mal logés, et le côté sanitaire devait laisser à désirer. D'où l'épidémie.

La statue de Saint-Roch, initialement installée dans la chapelle, fait partie actuellement du mobilier statuaire de l'église Saint-Amand.

 

Après sa construction il était coutumier, à la fête paroissiale, de garnir la chapelle de fleurs et d'emblèmes religieux.

 

L'arbre, qui abrite la chapelle était un châtaignier.  Il avait été planté il y a environ cent cinquante ans, par les deux frères Robert et Jean-Joseph Defrère, de Jupille.  A l'heure actuelle ce châtaignier a été remplacé par un non moins joli tilleul. 

 

C'est pourquoi une des tâches que la Commission d'Histoire Locale tient à conserver, est d'entretenir annuellement cette petite chapelle qui  d'une certaine manière, commémore l'histoire de Jupille, notre village.





    Ci-dessus A.Lecoq grand maître nettoyeur à l'ouvrage 
Ci-dessous A.Jamin jardinier intérimaire.



Sur les photos jointes à cet article vous pouvez voir les membres de la commission, s'activer au nettoyage et à l'entretien qui eut lieu le 14 mai dernier.


 

La place de Meuse est situé dans un quartier où les riverains ont toujours aimé se réunir "sur le devant".  Dans les années 60, les jeunes gens et jeunes filles des environs descendaient place de Meuse pour aller discuter entre copains; il n'y a pas si longtemps, sur les bancs publiques, des personnes âgées venaient s'asseoir et regardaient passer les autos tout en bavardant.  La place de Meuse est un endroit typique.  On peut y voir des façades joliment restaurées et une grosse pierre de lave, ronde, à proximité de la chapelle.
Qualité village a aidé la Commission d'Histoire Locale à organiser la remise en état de la dite chapelle, car celle-ci en était arrivée à un état de délabrement avancé. Le 3 avril 1990, avec l'aide et le soutien du Syndicat d'Initiative, du Foyer culturel et des riverains qui mirent la main à la pâte et dans leur porte-feuille, la petite chapelle redevint pimpante.  La grille manquante fut retrouvée, repeinte, la toiture refaite, les murs brossés et repeints eux aussi, les éléments décoratifs et pieux furent rafraîchis. Une riveraine, (voir photo ci-dessus avec A.Jamin devant la chapelle) qui a la clef de la grille, ne manque pas de venir fleurir régulièrement le lieu.
La Commission d'Histoire Locale veille à limiter régulièrement la croissance du lierre et en profite à chaque fois pour nettoyer les abords.


Par CHLJ
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Vendredi 1 mai 2009

 

Qu'appelle-t-on "le petit patrimoine de Jupille" ?  Du point de vue de la commission d'histoire locale, c'est notamment les plaques commémoratives exposées dans le village en mémoire de Jupillois parmi les plus méritants. 

 

Un de nos buts est d'informer nos concitoyens du passé de notre village.  

 

Parlons donc d'Edmond Jacquemotte, d’Henri Warnant, de Louis Locanetto, de Martin Marsick. Ce n'est là que quelques exemples ; on ne pourrait les citer tous dans cet article. 

 

D'autres monuments rappellent de moins bons souvenirs, issus de traditions, comme la Pierre de Justice,  de faits historiques, comme la plaque pour l'abbé Genten ou le monument Mathieu Bodson, ou d’accident, comme la pierre commémorative de l'éboulement du Crassier au lieu-dit Moulin-sous-Fléron.

 

Afin d'égayer la lecture de ces informations, je vous propose bien entendu de l'illustrer avec quelques photos.


 

Débutons par Edmond Jacquemotte.



















 Ce Jupillois était pharmacien, mais aussi auteur wallon.  Il a habité toute sa vie dans la maison du 35 rue Chafnay où il avait son officine.  Comme auteur wallon, il publia notamment un livre de 130 pages, « Cohètes », en 1926.
 

On y trouve des poésies évoquant des lieux de Jupille et des impressions de vie. Vingt de ces textes sont illustrés d'un dessin à la plume.

 Il écrivit aussi plusieurs articles dans le Bulletin de la Société Liégeoise de Littérature Wallonne (BSLLW) en collaboration avec J. Lejeune.  En voici quelques titres : « Vocabulaire des lavandières et repasseuses »,

« Vocabulaire du briquetier »,  « Extraits du Vocabulaire de la sage femme », « Mots wallons divers recueillis à Jupille ».





 

Poursuivons avec Henri Warnant dont la plaque commémorative se trouve rue de Couvent au numéro 70.  Cette plaque comme d'autres d'ailleurs, fera l'objet d'une rénovation par la Ville de Liège, grâce à l'intervention des membres de la CHL (Commission d'Histoire locale). Henri Warnant fut conseiller communal de 1921 à 1925, échevin de Jupille de 1926 à 1961, conseiller provincial de 1936 à 1953 et bourgmestre de Jupille de 1931 à 1953.



 

Quant à Louis Locanetto, dont la plaque commémorative se trouve rue de Meuse au n° 59, il est né à Queue-du-Bois le 24 novembre 1896.  Il est devenu belge par jugement du Tribunal civil de Liège en mars 1927.  Il fut ouvrier de scierie.  Ce bienfaiteur s'activa au bénéfice des œuvres de sa commune.  Il est décédé le 10 juillet 1943 à Jupille et est inhumé au cimetière de Jupille rue Bois-de-Breux.


       Maison Rue de Meuse au n° 59
























Qui fut Martin-Pierre Marsick ?  Ce monsieur est né à Jupille, dans une famille de 18 enfants.  La petite échoppe de son père, cloutier, ouvrait sur la rue du biez, rebaptisée ultérieurement rue du Rond Cot'hê.  La plaque à la mémoire de Martin Marsick a été apposée sur une maison de la rue Lassaux, proche de sa maison natale, car celle-ci avait disparu.

Consciente du grand talent du jeune Martin-Pierre, la comtesse Mercy d'Argenteau fut son mécène et lui permit d'accomplir ses études musicales au conservatoire de Bruxelles.  Membre de l'Ecole de Violon liégeoise, il fonda un quatuor célèbre.  Professeur au conservatoire de Paris, il eut comme élèves les virtuoses Carl Flesch, Georges Enesco et Jacques Thibaut qui, avec Marguerite Log, assistèrent en 1929 à la pose de la plaque à son nom.

 

  

La Pierre de Justice.



Autrefois dans un lieu où siégeait une Cour de Justice - nous dirions actuellement un tribunal -s'élevait presque toujours, sur la place publique, un monument lapidaire, symbolisant le pouvoir du prince ou du seigneur, représenté par ses échevins.  Jupille eut le privilège de conserver ce monument unique, sur lequel les historiens se sont penchés maintes fois pour étudier son passé.

Ce monument, récemment restauré,  est actuellement installé à côté de ce que les Jupillois nomment la  "Maison Piedboeuf".  Ce bloc de granit équarri fait penser à une ruche ou plutôt à une cloche à fromage.  Alex Coune en a écrit toute l'histoire dans un fascicule nommé : « Les grandes et petites Histoires de Jupille ». Ce n'est pas notre intention de reproduire ce texte ici, mais sachez que cette pierre est un symbole fort de notre liberté.




 

Né à Verviers le 31 août 1892, l'abbé Jean Genten fut nommé curé de la paroisse de Jupille Saint-Amand le 3 mai 1933. Arrêté par les Allemands le 1er août 1944 pour ses activités patriotiques, il fut déporté au camp d'extermination de Neuengamme (au sud-est de Hambourg) où il décéda le 20 novembre 1944, à l'âge de quarante-deux ans.  L'administration communale, reconnaissante, débaptisa l'ancienne rue Devant-le-Château, pour l'appeler désormais rue Abbé Genten.  Son monument se trouve dans la façade de l'ancienne école des garçons, rue Charlemagne.





 

Mathieu Bodson est né place Fléron à Jupille le 3 août 1893. Il est ouvrier plombier quand la guerre de 14 se déclare.  Volontaire de guerre, il est actif en Hollande. Suite à un problème de santé, il est réformé. Rentré en Belgique, il habite avec sa mère à Saint-Josse-ten-Noode. En lui brûle le désir de servir. Il est chargé par l’armée britannique d’une mission de contre-espionnage et s’en acquitte avec une rare intelligence. Surveillé par la Sûreté allemande, il change plusieurs fois de domicile, mais la Kommandantur finit par le repérer et il est arrêté, vraisemblablement suite à une dénonciation. Il est emprisonné pendant plus de trois mois et finalement condamné à mort, dont acte : « Mathieu Bodson est accusé d’avoir favorisé le passage en Hollande de nombreux Belges, d’avoir fabriqué de faux passeports et d’avoir caché des soldats belges. » A son avocat venu lui rendre une dernière visite, il confie une lettre d’adieux aimante pour sa mère. Ensuite sa maman vient le voir et il parvient à lui cacher le verdict.  Il lui fait croire qu’il va être déporté en Allemagne. Confiante, Mme Bodson rentre préparer des vêtements et du linge que son fils doit emporter en exil. Le lendemain à l’aube, le 14 septembre, il est fusillé. Un mois plus tard, anéantie par le chagrin, la maman décéde.

Pour honorer la mémoire de « Pitch», ce héros jupillois, l’administration communale de Jupille dénomma la place Fléron « place Mathieu Bodson ». Le 29 avril 1928, la société « Lès R’djètons dès Pèpins », d’accord avec l’administration communale et la section des Combattants, inaugurèrent un monument en mémoire de Mathieu Bodson.




 

"La Wallonie éprouvée" – "Les crassiers qui tuent…" 

Voilà ce qu'un journal de l'époque publiait dans ses premières pages.  En effet, le 3 février 1961 eut lieu la catastrophe dite du "Crassier de Moulins-sous-Fléron" ou de "Jupille".  Ces deux dénominations étant exactes.

Au départ, 500.000 m3 de scories entreposées depuis plusieurs décennies au lieu-dit Croix-Visé, sur les hauteurs des Piétresses. Plusieurs jours de fortes pluies et la masse se fissure. Un cinquième du remblai est désolidarisé et se met en marche. Dans un bruit de tonnerre, il s’éboule comme un fleuve dévastateur en un furieux parcours de plus d'un kilomètre, envahissant le creux de la vallée pour finalement aller écraser plusieurs maisons de la rue de Fléron et s’étaler tel un vaste lac de poussières pour les ensevelir.  C'est à la mémoire des 11 victimes que fut érigée une pierre commémorative sertie dans le mur d’une maison de la rue de Fléron.

 

Par CHLJ
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Mardi 24 mars 2009
La fondation de la Commission d'Histoire Locale (CHL) de Jupille remonte au 17 octobre 1987. Cette commission a donc déjà sa majorité puisqu'elle a plus de 20 ans d'existence.
La CHL a été fondée par un employé communal retraité, à savoir Maurice Melchior (1920 - 1994).
Après le décès du président fondateur, la fonction fut transmise à Madame Ida Detilleux - Jacquemin, née en 1946.
Sur ces 21 années d'existence, ce ne sont pas moins de 18 membres qui ont pris une part active en son sein.
En 2008, ces membres sont au nombre de quatre, par ordre d'ancienneté nous vous les présentons :
Madame Ida Detilleux - Jacquemin, 
présidente et trésorière.
Monsieur André Lecoq,  secrétaire.
Monsieur Jean-Pierre Demeuse,  archiviste et photographe.
Monsieur Alfred Jamin,  membre responsable de ce blog.
Notre siège social est situé rue Vieille Voie de Bellaire, 37 à Jupille-sur-Meuse.

Les objectifs de la commission d'histoire locale sont les suivants
:

  - protéger et mettre en valeur le patrimoine architectural et culturel jupillois, le répertorier et le faire connaître.

  - renseigner étudiants et autres chercheurs sur le passé de Jupille.

Nos services aux citoyens : 

Nous renseignons les étudiants et les chercheurs, grâce à notre documentation accumulée au cours des ans (livres, cartes postales, photos, journaux d'époque, plans, drapeaux, insignes et autres objets d'époque).

Nos chantiers actuels :
  - Collectionner un maximum de photos de classes des écoles de Jupille-sur-Meuse.
  - Collectionner les photos de clubs, des cercles, d'usines et rédiger leur historique.
  - Faire réparer le lavoir Charlemagne.
  - Faire réparer les escaliers entre la cure et la rue de Visé.
  - Faire réparer la barrière du Thier des Minimes.
  - Faire restaurer certaines plaques commémoratives du village de Jupille.
  - Entretenir la chapelle " du Cascognî " située Place de Meuse.
  - Etoffer nos dossiers "Vieux Jupille", "Personnalités jupilloises" et " Petit patrimoine  architectural local".
  - Mettre en place un blog d'intérêt général pour tous les amis de Jupille

Par CHLJ
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Lundi 23 mars 2009
Nous vous proposons ci-dessous quelques photos anciennes de Jupille-sur-Meuse avec en parallèle une photo prise à la date d'aujourd'hui.
J'espère que pas mal de Jupillois et Jupilloises vont être intéressés par ce genre de comparaison.
 

Ci-contre, le haut du thier des Minimes, avec à droite l'actuelle maison paroissiale.
N.B. : Plus à droite encore, hors photo, se trouve l'église Saint-Amand.









 Ici une photo prise au même endroit mais un siècle plus tard.









Voilà le bas du même Thier des Minimes.



























 Ce thier des Minimes vu d'un peu plus  bas que l'ancienne photo. Vous remarquerez que les escaliers n'existaient pas à l'époque, ni les tourelles, ni le blason sur le petit pont qui enjambe le Thier.














Voici une vue de la rue de Visé en direction
de Liège, un peu avant le carrefour avec la rue de Meuse.      
Les feux rouges n'existaient pas à l'époque.
Par contre la petite tourelle à droite de la
photo existe toujours.








 
Vous remarquerez que les façades à droite de la rue n'ont guère changé. La tourelle est toujours là aussi.









Par CHLJ
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