Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 14:34

 

Avant de raconter l’histoire des rues et des places de notre village, je tiens tout d’abord à remercier les auteurs du livre édité par « Noir Dessin production » et, plus particulièrement, notre ami et membre de notre commission d’histoire locale, André Lecocq.

Pas mal de textes et explications sont en effet extraits du livre en question.

Notre but principal est de faire découvrir ou mieux faire connaître l’origine des places et des rues de notre environnement journalier.  Les jupillois et jupilloises sont en droit de savoir qu’ils vivent sur des terres riches en histoire et en culture. 

Je propose donc, dans un premier temps, de découvrir 5 places ou rues de notre village, en textes et en images.  Bonne visite et bonne lecture.  

 

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Place Havart

Située pratiquement au centre du vieux Jupille, la place Havart  rappelle Jean-Louis Havart distillateur renommé et ancien bourgmestre de Jupille du 16 février 1880 au 20 février 1891.

La belle propriété de la famille Havart, ornée de très beaux arbres, est devenue le siège de la dernière administration communale de Jupille.  Actuellement, ce bel immeuble est le siège du Foyer culturel de Jupille-Wandre, de la bibliothèque communale, de l’antenne administrative de Jupille ainsi que de la section de la police locale.

Cependant, la place en question ne s’est pas toujours nommée ainsi.  L’on retrouve des anciennes dénominations telles que  « as tchènâs » en 1474, « en la Cheneal » en 1481, « sur la Chenalle » en 1539 et « az Cheneal de mollin de Jupille » en 1552.

Le terme utilisé signifierait « canaux » ou bien « chenaux », mais il pourrait aussi se rapporter au panier en osier, à anse, que l’on portait au bras : « on tchena » en wallon liégeois.

 

 

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Rue Pokiétonov

Rue en forte pente qui prolonge la rue Derrière le château jusqu’à la rue Charlemagne.

Lors de la séance du 24 mai 1924, le Conseil Communal de Jupille donna à cette rue le nom de Pokiétonov, à l’initiative de Joseph Prévers agissant au nom du cercle « Les amis du beau ».

Yvan Pavlovitch Pokitonov (Pokiétonov ?)est né le 18 mars 1850 à Kherson en Russie, et décédé à Ixelles le 22 décembre 1923.  Après de nombreux voyages et déplacements en Suisse et à Paris, ce peintre se fixa définitivement en Belgique (1893).  C’est ainsi qu’on le retrouve à Bressoux ainsi qu’à Jupille, ou il réalisa de délicates petites vues des environs comme par exemple : « Les Houlpays à Jupille », «  Neige à Trou-Louette » ou encore « La Meuse à Jupille ».

 Ses œuvres sont dispersées en Belgique, en Suisse, en Russie.

Nous retrouvons d’autres dénominations pour cette artère dont  « rue dou chenal » en 1345, « Cheneals de mollin de Jupille » en 1522 et « ruelle Médart » ou ruelle Medau » en 1806.

 

 

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Rue Lassaux

Grimpette de la rue Chafnay vers la rue des Cortils.

Anciennement dénommée rue Biquette, le Conseil communal a décidé en 1905 de lui donner cette appellation en mémoire de trois personnes : Marie-Jeanne (1803-1898), Nicolas Joseph (1813-1899) et surtout François Joseph Lassaux (1822-1895), président du bureau de bienfaisance.  Leur caveau se trouve dans le cimetière situé près de l’église Saint-Amand.

Comme pour d’autres rues, la rue Lassaux eut d’autres dénominations dont « ruelle qui va de la Dame Chabot » en 1486, « rualle Dame Chabot » en 1552, « ruelle Bicquotte » en 1606 et « ruelle Bicquet » en 1652. Il faut savoir que jadis cette ruelle conduisait à une tour ou un château qui appartenait à la famille Chabot.

 

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Rue Abbé Genten

Ruelle qui relie la jonction de la place du Bac et de la rue Dassonville à la rue Charlemagne. Cette rue longe d’un côté un terrain ou des fouilles archéologiques ont été faites  il y a quelques années, sur l’autre,  la section maternelle de l’école Saint-Pierre-Fourier  Saint Amand.

L’abbé Jean Genten est né à Verviers en 1892. Il a fait ses études au collège Saint-Louis.  Après son ordination en 1915, il fut nommé professeur à l’école normale de Theux et il y enseignera les sciences.   En 1928 il fut envoyé à Bellaire et en 1932 à Jupille.

Arrêté par les Allemands dans la nuit du  1er août 1944 pour ses activités patriotiques, il fut emprisonné à Saint-Léonard et ensuite déporté au camp d’extermination de Neuengramme où il est décédé le 20 novembre 1944 à l’âge de 52 ans.

Jadis, d’autres dénominations ont été attribuées à cette rue et notamment « devant le casteal de Juppille » en 1476, « ruelle Jean Thiry de Namur » en 1720, « ruelle Wiliket » en 1846 et « rue Devant le Château ».

 

 

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En Mi-La-Ville

Pour les Jupillois d’un certain âge, En-Mi-La-Ville, c’est toujours la rue de l’Eglise.  C’est là que, faisant angle avec la rue Piedboeuf, se dresse une imposante  construction.

En-Mi-La-Ville devait traverser le palais (villa) pour aboutir à l’oratoire : actuelle église Saint-Amand.

Cette église fut probablement fondée par saint Remacle, évêque de Tongres-Maastricht, en 650 en l’honneur de son prédécesseur saint Amand.  La tour date du 8ième siècle mais l’église actuelle est une reconstruction de 1835.

Nous y retrouvons une jolie maison au numéro 20 ; c’est l’ancienne maison vicariale.  Construite en 1661 en briques, calcaire et grès houiller, elle porte en façade l’inscription : « I.H.S. / comme Jésus Christ par vous ceste maison est debout  / ainsi donc durera tandis qu’il vous plaira / Saincte Vierge Marie je vous la recommande / qu’elle subsiste dans le feu comme / une autre salamandre / A° 1661 »

Les maisons sises aux numéros 1, 1 bis, 16 et 18 sont du 17ème siècle. (les photos restent à faire) .

La maison portant le numéro 4, dite « maison Piedboeuf », fut édifiée par Jacques Piedboeuf en 1840.  Ce personnage était le fondateur de la brasserie du même nom.  Avant de devenir brasseur ,Jacques Piedboeuf était spécialisé dans la chaudronnerie.

Anciennement « rue de l’église » cette rue fut aussi dénommée auparavant « preit de l’église » en 1492, « corti d’l’église » en 1498, « le real chemin ou vinâve de devant l’eglise » en 1570, « desoub l’église » en 1658, rue ou vinable devant l’église » en 1729. 

Par CHLJ
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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 10:51

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La commémoration du 3 février 1961

 

La Commission d’Histoire Locale de Jupille tenait à commémorer dignement le cinquantième anniversaire de la catastrophe dite du crassier.

 

La presse en fut avertie ainsi que la radio et nous avions également essayé de retrouver quelques membres des familles endeuillées par cette catastrophe.

Monsieur Willy Demeyer, notre maïeur, et fut invité afin de déposer une gerbe au bas du monument situé rue de Fléron.

Malheureusement il était en déplacement ce jour là et il fut représenté par l’échevin des travaux Monsieur Roland Léonard.

L’après-midi les membres de la commission s’étaient donnés rendez-vous pour installer un panneau illustré des photos d’époque, ainsi qu’un petit banc afin d’y déposer la gerbe offerte par la ville de Liège.

 

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Plusieurs personnes avaient été invitées à se rendre sur place pour commémorer cette tragédie jupilloise.

Monsieur Jamin accueillit dès son arrivé  Monsieur l’Echevin, présenta les membres de la dite commission, ainsi que quelques membres des familles des victimes. Il fit une petite élocution que voici :

 

 

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 Crassier-50-ans 3732   

    

Monsieur l’Echevin, Mesdames, Messieurs,

 

La journée du 3 février est et restera pour l’entité de Jupille un triste et douloureux anniversaire. En effet, il y a 50 ans, notre commune connut une tragique catastrophe, celle de l’éboulement du crassier de scories sur la rue de Fléron et sur ses habitations.

 

Ce fut probablement la pire tragédie que notre commune ait connu dans la seconde moitié du 20ème siècle. Onze victimes furent à déplorer, ensevelies sous la boue et les scories dans leurs propres habitations. En quelques secondes quatre femmes et sept enfants perdirent la vie ici, dans ce quartier où nous nous trouvons.

 

La Commission d’Histoire Locale de Jupille, dont je fais partie, a dans ses attributions et objectifs la conservation du petit patrimoine de la localité.  Elle a voulu commémorer ce triste anniversaire, qui je l’espère, restera ancré dans la mémoire des Jupillois et des Jupilloises. 

 

 

L’identité des victimes a d’ailleurs été gravée à jamais dans la pierre, pierre insérée dans le mur ici derrière moi et récemment restaurée par les services de la ville de Liège grâce au bon vouloir du Conseil Communal.

 

Je tiens bien entendu à remercier Monsieur l’Echevin Léonard de sa présence, et de sa disponibilité, afin de nous souvenir dignement de ces onze habitants dont je vais énumérer ici les noms, prénoms et âges au moment des faits :

 

 Jeannine CALIFICE épouse MAWET, 40 ans

Claire MAWET, 12 ans

Josiane MARTIN, 9 mois

François PIETTE, 11 ans

Pierre COLLARD, 11 ans

Christian COLLARD, 9 ans

Anne LECLERCQ épouse COLLARD

Jeanne MARESCHAL épouse GEUBELLE, 34 ans

Claire GEUBELLE, 6 ans

Pierre GEUBELLE, 4 ans

Marie Jeanne SCHULLER épouse PIETTE 33 ans.

 

Qu’ils reposent en paix !

  

 

 

 

 

Ce fut ensuite Monsieur Léonard qui prit la parole, suivi d’un petit mot de notre présidente Madame Detilleux, afin de remercier son collaborateur de l’organisation de cette cérémonie.

Après quoi une gerbe fut déposée au bas du monument, auprès des 11 bougies en mémoire aux 11 victimes.  Une minute de silence fut demandée aux personnes présentes.

Après quoi Monsieur Léonard s’est entretenu avec l’un et l’autre.

L’heure était vite passée. Ce fut un beau geste de civisme que d’être présent et je tiens sincèrement à remercier tout ceux qui s’étaient déplacés et recueillis en ce pénible anniversaire qui restera gravé dans la mémoire collective.

 

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La Commission d'Histoire remercie Monsieur Jean-Claude DELAGOEN pour son reportage photographique.

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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 11:21

 

Le vendredi 3 février 1961, dans le quartier des Piétresses, un énorme monticule de scories provenant de la centrale électrique de Bressoux-Droixhe, dévalait sur les maisons de la rue de Fléron.

Déversés depuis plus de 3 années, sans aucune précaution, ces déchets industriels, gorgés des pluies diluviennes des semaines précédentes, ont tout écrasé sur leur passage.

Route, maisons, éclairage, tout est enseveli en quelques secondes. Cette catastrophe fit fort malheureusement onze victimes, sept enfants et quatre femmes.

Une stèle du souvenir fut placée à l’endroit de l’éboulement. Elle fut d’ailleurs restaurée tout dernièrement.

En ce 50ième anniversaire de ce terrible drame, souvenons-nous de ces onze victimes innocentes. Il s’agissait de : 

Jeannine Califice, épouse d’André Mawet, 40 ans, rue de Fléron 282, Jupille.

Claire Mawet, 12 ans, fille de la précédente.

Josiane Martin, 9 mois, fille d’un colonial rentré depuis décembre 1960, elle séjournait à Jupille depuis 8 jours.

François Piette, 11 ans, rue de Fléron 276, Jupille.

Pierre Collard, 11 ans, rue de Fléron 274, Jupille.

Christian Collard, 9 ans, frère du précédent.

Anne Leclercq, épouse Collard, domiciliée à Fléron, qui gardait les enfants de son fils.

Jeanne Mareschal, épouse Fernand Geubelle, 34 ans, rue de Fléron 272, Jupille.

Claire Geubelle, 6 ans, fille de la précédente.

Pierre Geubelle, 4 ans, frère de la précédente.

Marie-Jeanne Schuller, épouse Pierre Piette, 33 ans. Cette ultime victime ne fut retrouvée que 4 jours après le drame.

Que tous et toutes reposent en paix.

 

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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 11:27

Lors du départ des dernières Soeur du couvent des Chanoinesses de Jupille en juin 2010, la Commission d'Histoire locale de Jupille a hérité en quelque sorte de documents d'archives du patronage Saint-Joseph de Jupille.

 

Il nous a semblé intéressant de consacrer dans notre blog un article sur ce mouvement de jeunesse actuellement disparu.

 

En lisant ces archives ( composées de différents registres, de photos souvenirs, et de plusieurs témoignages), j'ai opté pour y voir figurer le témoignage d'une ancienne du dit "Patro". Il s'agit de feue Jeanne Doyen, entrée au patronage en question en l'an 1911, comme vous allez pouvoir le constater dans le texte qui suit.

 

Patro02

 

Patronage Saint-Joseph 1888 - 1988.

 

"Ce sont surtout des souvenirs d'enfance qui me restent, parce qu'ils m'ont davantages frappés.

 

C'est par une voisine, venue demander à mes parents de nous permettre d'aller avec elle au Patronage chez les Soeurs, que nous nous y sommes rendues. C'était en 1911, j'avais 7 ans et demi et ma soeur 6 ans (nous y sommes restées jusqu'en 1932).

 

A cette époque il se tenait à l'école Saint-Amand.  Nous nous y sommes de suite plues : rondes, jeux bien organisésn chants, balançoires, échasses etc.

 

C'était "une grande" : Babette Brisko, qui s'occupait des petites comme nous.  Elle était sévère, mais nous l'aimions bien.  Sa soeur Marie s'occupait des grandes.

 

Le Patronage commençait à 13h30.   A 15 heures, on nous conduisait aux Vêpres à la paroisse.  Les rangs étaient conduits par Soeur St-Gérôme et  Soeur Stéphanie.  On rentrait et on goûtait  (on apportait son goûter et nous avions du café).  A 18 heures c'était la fin, on disait la prière et on retournait chez soi.

 

En 1914, on a fêté le 25ème anniversaire du Patronage et on inaugurait en même temps les nouveaux bâtiments de l'Externat St.Pierre Fourier; ce fut très beau, Monseigneur Rutten était là.

 

En août, ce fut la guerre, les bâtiments furent occupés par l'Armée belge, puis par l'Armée allemande.

 

Le Patronage se faisait au couvent.  Dès la libération des locaux, la vie s'est organisée, on était plus nombreuses et réparties en sections: Enfants Jésus, St.Augustin etc.

 

La Directrice était Mère Emmanuelle : elle avait la confiance et l'affection des plus petites jusqu'aux grandes, mais également des parents.  Sa mort en 1916 fut une grande perte pour nous mais également pour la paroisse, car elle était très populaire et très compréhensive des besoins des gens. (Elle était de Seraing)  Elle a été pleurée et profondément regrettée.

 

Je dois dire ici également que pendant toute la durée de la guerre, l'accent était mis sur l'amour de la Patrie et le courage des soldats au front de l'Yser : chants, pièces de théatre etc. exaltaient le patriotisme.

 

La guerre finie, les délassements changent, il y avait toujours les chants, les fameux tournois de jeux de balle entre les sections de St-Louis et Jeanne d'Arc (on appelait cela "jouer au camp") mais alors on pouvait danser; ce sont des pensionnaires qui venaient nous apprendre ces danses que l'on voit parfois dans les westerns, et aussi polka, valse etc.

 

En 1921, on a fondé une société de gymnastique: l'Ardente ; elle était dirigée par Monsieur Jacob qui était Directeur de la Vaillante, puis ce fut Monsieur Toussaint Mawet.  C'était très intéressant et amusant, on y apprenait aussi des danses folkloriques.

 

En 1930, avec l'Exposition de Liège, il y eut beaucoup d'absences, ce fut la fin de la gymnastique.  Et puis on était sollicité par d'autres distractions : cinéma, etc.

 

Chaque année, même pendant la guerre, le lundi de la Pentecôte était le jour de la grande excursion; nous étions conduites par une grande : Elisa  Baiwir.  Ce qu'elle nous a fait marcher, mais que de belles choses nous avons vues !

 

Il y aurait certainement encore beaucoup de choses à dire, mais il y a des personnes plus jeunes qui ont d'autres souvenirs.  J'ai seulement voulu donner une idée de ce que le Patronage était lorsque nous l'avions fréquenté.

 

Jeanne Doyen

rue de Meuse, 63    Jupille-sur-Meuse.

 

 

 

Une autre témoignage, anonyme,  parle d'une période un peu plus proche de nous.  Je ne vous en livre pas la totalité car il s'agit de 4 pages manuscrites, mais en voici un extrait .

 

Patro05

 

 

Une après midi au Patronage

 

Quand on arrivait à 1 heure et demie on trouvait Mère Saint Vincent de Paul près d'une table où étaient rangés tous les carnets de présences.  Chacune présentait le sien et disait à quelle messe elle était allée.  Du nombre de présences, résultait le prix de l'année.

 

On allait alors jouer, dans la première cour, aux balançoires, aux échasses, à la marelle ou à la balle.

 

A   2h45 , on partait pour le Salut à la paroisse, avec Soeur Stéphanie, où les grandes chantaient.

 

Après le salut, il y avait le goûter ; chacune apportait le sien et recevait une bonne tasse de café au lait.  Puis on jouait dans la cour jusqu'à 5 heures.  Les petites dans la première cour, tandis que les moyennes et les grandes s'activaient à la balle au camp ou au criquet; d'autres regardaient le sol, faisaient avancer la balle de bois dans les arceaux du croquet.

 

En été les petites disaient la prière à la grotte de la Sainte Vierge et retournaient à la maison à 5 heures, tandis que les grandes montaient à la salle pour danser ou à la bibliothèque pour des jeux de tables.  En hiver, il y avait aussi des répétitions pour les séances "Il était une fois".

 

Quand les religieuses se retirèrent en 1967/68, les dirigeantes prirent la relève avec un grand courage et firent évoluer le Patro selon la vie et les circonstances actuelles, ayant soin de le garder bien vivant.  La preuve : les camps qu'elles firent chaque année.

 

                                                   ----------------------------------------------------------------

 

 

Pour terminer et  enjoliver cette page consacrée à l'ancien patronage de Jupille voici quelques photos prises en 1978 à l'occasion du 90ème anniversaire de sa fondation, ainsi que quelques clichés qui datent eux de 1988 à l'occasion du centième anniversaire.

 

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 Les trois photos en noir et blanc ci-dessus ont été prises lors de la célébration eucharistique de 90ème anniversaire en 1978, le célébrant étant l'abbé Mathias Schmetz.  Sont présents tous les mouvements de jeunesse de l'époque.

 

 

Ci dessous des photos extraites du livre d'or, illustrant les festivités du centième anniversaire en 1988

 

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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 16:36

 

Saviez-vous qu’à Jupille, il n’y a pas tellement longtemps, il y avait une gare de chemin de fer ?  Celle-ci a malheureusement disparu, il y a quelques années maintenant.

Cette gare était située au fond de l’actuelle rue des Anciennes Houblonnières, sur l’actuelle ligne de chemin de fer Liège – Visé – Maastricht.

La brasserie Piedboeuf, toute proche, était même raccordée à cette ligne dénommée encore actuellement « La Ligne 40 ».  L’endroit s’appelait d’ailleurs, dans le vocabulaire des anciens de la brasserie, « Le Raccordement ».  Dans les années 60, c’était un lieu de stockage des casiers à réparer.  Eh bien oui, les casiers de l’époque étaient en bois et il y avait des ouvriers qui les réparaient !

Afin de renouer avec le passé de notre village, voici quelques vieilles photos de la gare en question et de son environnement immédiat. 

Actuellement l’endroit est transformé en parking pour les membres du personnel de la brasserie AB InBev.

Si certains lecteurs ou lectrices de notre blog avaient quelques souvenirs de ce bâtiment (photos, anecdotes, etc.), ils peuvent toujours contacter notre présidente Ida Detilleux (mail : ida.detilleux@cybernet.be ) ou moi-même à l’adresse suivante : alfred.jamin@gmail.com .

 

 

 

Gare 002

 

Ci dessus, vue de la gare de Jupille et de l'actuelle rue des Anciennes Houblonnières.

A l'avant plan l'actuelle rue de Visé, avec des rails du tram. 

 

 

 

 

Gare 005

 

 

Vue d'un chargement en gare de Jupille, de cuves de fermentation plus que probablement destinées à la brasserie Piedboeuf.  La gare est visible dans le coin supérieur gauche de la prise de vue.

 

 

 

Gare 004 recadrée 2

 

 

Vue de la ligne 40 Maastricht - Liège.  La gare de Jupille est bien visible sur la gauche de la photo, avec deux voyageurs  en attente d'un train.

 

 

 

Gare 001

 

 

Photo de la dite gare de Jupille, prise dans le Thier des Minimes.

Les petites maisons de droite n'ont pas beaucoup changé depuis la prise de cette photo.

La gare est située tout au fond de la rue.  Actuellement dénommée rue des Anciennes Houblonnières.   

  

 

 

Place de la Gare

 

 

Dernière photo de ce petit reportage, qui représente la place de la gare.

La vue est dirigée vers Bressoux et Liège, le batiment de la gare est à droite de la photo.

 

Bonne visite à nos nombreux amateurs de vieilles prises de vues du Jupille d'autrefois. 

 

                                                   ------------------------------------------------------------------------

 

Il m'est parvenu un petit commentaire sur la gare de Jupille, que je m'empresse de joindre à ce petit article.

"La gare de Jupille gérait un gros trafic de petits colis express et en recevait un autre très original : des wagons entiers...... de pommes en provenance des Pays-Bas, la matière première d'une distillerie locale.  De plus, la gare disposait de multiples raccordements, notamment au charbonnage de la Violette ou à la brasserie Piedboeuf.  Il y avait également un raccordement aux chaudronneries dépendant de la brasserie, qui fabriquaient aussi des chaudières pour bateaux ou locomotives, un autre à des laminoirs, des forges, une tôlerie et des scieries."

 

                                 -----------------------------------------------------------------------------------------------

 

Dans le courant de ce mois de décembre 2010, j'ai reçu un courriel (mail) bien sympathique de la part de monsieur Paul Boudry.  Ce charmant concitoyen m'a joint avec son message une très belle photo de la gare de Jupille, prise en 1946 par son père Jean Boudry, époux de Charlotte Delporte.  Cette famille habitait une maison toute proche de la gare en question.  Je tiens à remercier ce donateur qui de par son geste, participe à la découverte de notre village "dans le temps".  

 

 

Gare Jupille 1946

 

 

Par CHLJ
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